6 991 bâtiments de guerre, 12 837 avions, 200 000 hommes… il y a soixante ans débutait la plus formidable, la plus téméraire et la plus meurtrière opération militaire de l’histoire.

Au petit matin du 6 juin, vers 6h30, les premières péniches de débarquement atteignent les plages de Normandie ; pendant ce temps, les fortifications allemandes sont pilonnées par l’artillerie lourde. Mais le mur de l’Atlantique résiste bien : terrés dans leurs blockhaus, les soldats allemands ont pour la plupart survécu à ce premier bombardement et commencent à tirer sur les soldats alliés qui débarquent à découvert. C’est un carnage, notamment à Omaha Beach où plus de mille soldats américains perdent la vie en un temps record. La progression des Alliés est très lente, mais leur supériorité en hommes et en armement finit par leur donner l’avantage en fin de journée. C’est le début de la bataille de Normandie, qui occasionnera des pertes considérables dans les deux camps : à la fin juillet, les Alliés comptent 120 000 victimes (morts, blessés, disparus ou prisonniers) et les Allemands 117 000…

Ce documentaire retrace l’opération Overlord, des préparatifs jusqu’au débarquement lui-même. Il revient sur les problèmes posés par l’organisation d’une telle offensive et la manière dont un certain nombre de décisions furent prises en amont. Des Américains, des Anglais, des Allemands et des Français apportent également leurs témoignages, qui viennent parfois égratigner la légende. Ainsi, certains Français soulignent que le prix à payer par les civils a été très élevé : plus de 10 000 d’entre eux ont péri sous les bombardements alliés destinés à préparer le débarquement. Sir Carol Mather, ancien aide de camp du général Montgomery, reconnaît pour sa part que les Alliés ont commis un certain nombre d’erreurs. En tout état de cause, l’image du soldat parfaitement entraîné et équipé est un mythe. Les soldats étaient souvent imparfaitement préparés, en particulier les Américains.

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