La chasse à l'homme du tsar de la drogue et dirigeant du cartel de Medellin , Pablo Escobar, prend fin le 2 décembre 1993. Escobar est alors abattu dans le cadre d'une opération spéciale orchestrée par la police colombienne.

Pablo Escobar prend le contrôle du trafic de la drogue en Colombie au cours des années 1970. Travaillant avec impunité, il neutralise les représentants de l'autorité en les achetant ou en les éliminant. Il abat même ses lieutenants s'il considère qu'ils sont une menace pour lui. À la tête du cartel de Medellin, Escobar émerge au début des années 1980 comme le plus puissant trafiquant de drogue au monde. Au sommet de son pouvoir, il contrôle 80% du commerce de la cocaïne. Son réseau de production s'étend de la Bolivie au Pérou alors que son réseau d'exportation déborde l'Amérique du Nord et s'étend en Europe et en Asie. Les revenus de son cartel sont estimés à 30 milliards de dollars par année et, en 1989, le magasine Forbes le classe au 7e rang des plus grandes fortunes du monde. Escobar est un héros à Médellin où il distribue régulièrement de l'argent aux pauvres, ce qui l'aide à recruter des supporteurs et à établir des refuges pour se protéger. Élu député libéral au Congrès colombien en 1982, il manifeste le désir de jouer un rôle politique plus important. Son offre rejetée, il réagit en lançant une campagne de terreur, s'attaquant aux policiers, journalistes et juges, et faisant même assassiner trois candidats à la présidence en 1989. Il fait également exploser un avion et un édifice sécuritaire de Bogota.

En 1991, Escobar accepte de cesser sa campagne et de se livrer aux autorités contre la promesse de ne pas être extradé aux États-Unis. Confiné dans une luxueuse résidence, il continue de diriger son cartel. Mais en 1992, il s'évade et recourt de nouveau à la violence. Les autorités colombiennes, assistées des services américains, le cernent le 2 décembre 1989 et le tuent. Après la mort d'Escobar, son cartel se divisera, avant de disparaître en 1995.

Crime