Nous sommes le 6 mai 2010. Il est 14h42'44", heure du Dow Jones, quand les cours de la Bourse se met à chuter d'un seul coup, sans explication rationnelle. Les traders s'affolent devant cette chute vertigineuse et incompréhensible qui touche tous les marchés financiers. Seule solution trouvée pour lutter contre l'emballement collectif : tout éteindre durant cinq secondes. Lorsque les serveurs redémarrent quelques instants plus tard, les cours reprennent une vie normale. En moins de dix minutes, les cours ont plongé de 1 000 milliards de dollars. A l'époque, on accuse une mauvaise manipulation humaine, une confusion entre milliers et milliards d'ordres à passer. Il n'en est rien : il s'agissait bien d'un «flash crash», un krach boursier provoqué par un bug des algorithmes qui régissent désormais le trading à haute fréquence.