En France, 110 grottes aménagées sont ouvertes au public. En Dordogne, la grotte de Lascaux, l’une des plus célèbres cavités en France – si ce n’est au monde – fait la fierté de la région. Mais elle a désormais de la concurrence dans le Périgord et en Ardèche. Véritable business, la "bataille des grottes" a entraîné la naissance de reproductions qui attirent énormément de touristes.

Lascaux 2 a vu le jour à quelques pas de l’originale, fermée au public depuis 1963. Puis est venue Lascaux 3, une exposition proposant des reproductions des peintures de la grotte, qui a fait le tour du monde (Chicago, Houston, Montréal, Bruxelles ou encore Tokyo). Enfin, Lascaux 4 devrait voir le jour d’ici un an. Ce Centre international d’art pariétal offrira une réplique complète de la cavité, juste au pied de la colline de la grotte "mère".

Mais la surprise se trouve en Ardèche, avec la grotte Chauvet et ses peintures de 35 000 ans. Pour sa préservation, ce lieu inscrit au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco n'est pas ouvert au public. Afin de montrer au plus grand nombre ce joyau de la préhistoire, un fac-similé baptisé la Caverne du Pont-d’Arc a ouvert au printemps 2015. C'est le plus grand site de restitution au monde. Un projet à la fois culturel, scientifique et technologique, unique dans sa conception comme dans sa dimension.

La majorité des sites appartiennent à des particuliers, qui peuvent en tirer profit en faisant payer l’entrée. Mais lorsqu’une grotte présente un intérêt archéologique majeur, les choses se compliquent. L’État peut décider de la fermer au nom de sa sauvegarde. De poule aux œufs d’or, elle se transforme en casse-tête juridique ou en bagarre judiciaire. Ce fut le cas pour la grotte Chauvet.



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